« Le plan de développement doit être la première étape pour tout type de franchiseur »

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Olivier Bazzani
Directeur de la Franchise Sushi Shop

Olivier Bazzani est Directeur de la franchise Sushi Shop. Ses missions s’organisent autour de 3 grands axes :

  • Expansion & développement : trouver les candidats et les locaux grâce aux critères développés par le groupe AMREST, aller sur le terrain pour affiner cette recherche, accompagner les candidats lors du montage de leur business plan.
  • Animation du réseau existant : veiller au respect et à la compréhension du concept grâce à des audits, proposer un accompagnement business des franchisés pour les aider à obtenir les meilleurs résultats de vente, optimiser la communication au travers de réunions mensuelles et conventions.
  • Pilotage :

    gérer le budget du service de la tête de réseau, gérer les contrats avec les franchisés, les royalties et bien communiquer avec le groupe AMREST. 

À l’occasion de notre guide pratique sur le plan de développement pour les franchiseurs, nous avons interviewé nos clients. Ils nous partagent leur avis et retour d’expérience. 

Retrouvez ci-dessous le témoignage d’Olivier Bazzani, Directeur de la Franchise Sushi Shop.

Quels sont tes challenges aujourd’hui ?

Impossible d’ignorer l’impact du contexte sanitaire. Aujourd’hui, je fais le constat que c’est une période favorable pour le recrutement de nouveaux franchisés. Je constate une augmentation des candidatures. Et avec cela, une plus grande volonté d’entreprenariat de la part des candidats. Ce sont souvent des personnes qui ont perdu leur travail précédent, qui murissaient le projet d’entrepreneuriat depuis quelques temps et qui ont vu dans ce contexte l’opportunité de se lancer. Mais cependant, je note de plus en plus de prudence dans l’avancement des projets  : le contexte nous laisse peu de visibilité sur l’avenir. J’espère toutefois qu’à la sortie de cette crise, nous bénéficierons toujours de ce boom des candidatures tout en retrouvant une visibilité sur l’avenir et la disparition de la crainte de la part de nos candidats. 

Quel est l’intérêt d’avoir un plan de développement ?

Un plan de développement permet tout d’abord d’éviter un maillage aléatoire qui ne serait pas optimum suite à des recrutements opportunistes. Cela pourrait engendrer une dispersion des ressources en animation. De même, sans plan de développement, une mauvaise rentabilité des points de vente est à prévoir car ils seraient implantés sans cohérence. 

Un plan de développement permet de concentrer les forces et de créer de la synergie. En France, l’idée de la régionalité est très forte. On sait par exemple que pour Sushi Shop, les implantations dans les grandes villes ont tendance à rencontrer un succès plus rapide . Si nous souhaitons nous implanter dans de plus petites villes non couvertes jusque-là, il faudra être très vigilant lors du découpage de cette ville pour en assurer la couverture optimale. Il vaut mieux se concentrer sur les régions déjà connues, avec plusieurs implantations, afin de mutualiser les déplacements mais également de faire naître des synergies locales, entre franchisés. 

C’est très important d’avoir cela en tête. C’est très difficile de modifier des zones existantes. 

Selon toi, que doit contenir un plan de développement ?

Pour moi, le plan de développement doit contenir 5 éléments importants :

  • La modélisation du concept – ou les différentes modélisations. Par exemple chez Sushi Shop, nous avons des shops axés vers la vente à emporter et la livraison, des restaurants avec places assises ou des corners : ce sont différents formats qui ont des caractéristiques et des forces différentes. Il faut avoir une vision précise de ces différents concepts. 
  • Un cahier des charges qui reprend les critères d’une zone de chalandise, et également d’un local. 
  • Le profil des candidats recherchés : quel candidat pour quelle zone et quel concept ? Le profil ne sera pas le même entre Paris et Niort, entre un corner ou un restaurant. 
  • La stratégie de communication : nous planifions une stratégie afin d’attirer les nouveaux candidats mais également à inciter nos partenaires existants à se développer. Pour cela nous suivons plusieurs pistes de communication B2B comme la participation aux salons. 
  • Enfin, le zoning (ou la zonification) des territoires cibles : nous découpons ces zones par ville et au sein des villes lorsqu’elles sont suffisamment grandes.

Comment avez-vous défini les critères de reproductibilité ?

Aujourd’hui nous avons un réseau existant suffisamment grand et varié qui nous permet de travailler sur des projections. Notre historique permet de faire évoluer nos projections stratégiques autant sur le concept que sur la marque. 

Aujourd’hui, nous nous basons principalement sur les P&L (Profit & Loss : totalité des revenus et des charges permettant d’établir la rentabilité financière d’une implantation). Mais nous souhaitons croiser ces données avec les données sociodémographiques et géographiques disponibles sur OALLEY afin d’affiner cette stratégie. L’idéal c’est d’obtenir cette « formule magique » suffisamment précise, qui nous dira où s’implanter et avec quel potentiel de chiffre d’affaires. 

Quand et comment avez-vous établi le plan de développement ?

Le plan de développement est établi par les équipes AMREST. Nous avons la chance d’avoir un département dédié au Market Planning. Ce plan de développement reprend une vision globale du groupe ainsi que les spécificités de chaque marque. Dans le futur, j’aimerais également avoir une sensibilité plus locale, spécifique à la France. 

Le plan de développement actuel est réalisé chaque année. Une mise à jour est faite grâce aux données des nouvelles ouvertures mais également en fonction de l’évolution du concept, et du marché en lui-même.

Un dernier mot ?

Je pense que le plan de développement doit être la première étape pour tout type de franchiseur. Cependant, nombre de réseaux de franchise ont des difficultés à le faire, sous la pression d’aller vite, d’ouvrir vite. Le plan de développement est également quelque chose de difficile à suivre, ça demande de la rigueur. Il doit être revu régulièrement pour rester pertinent.

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